Comment le lièvre perçoit-il son environnement ?
Le lièvre a une piètre vue, il distingue mal les formes et perçoit avant tout les mouvements. Mais il se rattrape avec une ouïe et un odorat hors du commun.
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Pas dur de la feuille…
Les longues oreilles articulées du lièvre, qui lui valent parfois le surnom d’oreillard, sont orientables à 360°. Leur forme caractéristique est particulièrement efficace pour amplifier les sons. L’animal distingue donc une multitude de bruits que nous ne percevons même pas. Au moindre craquement, il se lève et essaie d’en localiser l’origine pour préparer sa fuite ou se tapir au sol. Vastes surfaces de peau très vascularisées, ses oreilles jouent un rôle de thermostat en régulant sa température corporelle. Le flux sanguin est adapté pour dissiper la chaleur en été et la retenir en hiver.
... mais du goût pour la feuille
Le lièvre raffole de jeunes pousses de toutes sortes, en particulier de colza et de céréales comme le blé ou l’avoine, qui peuvent constituer la moitié de son régime en milieu agricole. Prélevant sa nourriture ici et là en petites quantités, il ne cause habituellement pas de dégâts significatifs à ces cultures. En revanche, il peut parfois porter atteinte aux potagers ou aux jeunes vergers. En hiver, il se rabat sur les rameaux, les graines, les racines et les choux. Son alimentation étant alors plus sèche, il mange parfois de la neige pour se réhydrater. Il peut aussi se laisser tenter par l’écorce de jeunes arbres, notamment par grand froid.
Une vision grossière…
Dans les champs, il peut arriver qu’un lièvre vous fonce droit dessus. Comme chez la plupart des animaux qui doivent se méfier des prédateurs, ses yeux sont disposés sur les côtés. Légèrement exorbités, ils offrent un large champ visuel. Mais le bossu voit mal ce qui est face à lui, car il perçoit son environnement en deux images séparées. De plus, ses pupilles ne peuvent pas se contracter beaucoup, il se retrouve donc vite ébloui. En dilatant pleinement ses gros yeux, le lièvre est en revanche tout à fait à l’aise dans la pénombre.
... mais un nez très fin
La communication olfactive est très importante chez le lièvre. Plusieurs glandes situées sur sa tête sécrètent une substance odorante qu’il applique sur son pelage en se toilettant. Les glandes anales et nasales marquent d’une signature olfactive le sol et la végétation lorsqu’il se déplace ou renifle avec insistance. Un lièvre peut ainsi flairer la piste d’un congénère après son passage et l’identifier, car chaque individu a une odeur qui lui est propre. Mais ce parfum personnel trahit aussi le lièvre vis-à-vis de ses prédateurs.
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Cet article est extrait de la Revue Salamandre
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