© Stéphanie Augras / Nicolas Cailleret

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Enfin la pluie !

Quand vient la pluie – Les coulisses du film

Capuche sur la tête et bottes aux pieds, Stéphanie Augras et Nicolas Cailleret se sont mouillés pendant cinq ans pour réaliser le film Quand vient la pluie… Coulisses du nouveau DVD Salamandre.

Capuche sur la tête et bottes aux pieds, Stéphanie Augras et Nicolas Cailleret se sont mouillés pendant cinq ans pour réaliser le film Quand vient la pluie… Coulisses du nouveau DVD Salamandre.

Naturalistes et professionnels de l’image rangent leur matériel dès les premières gouttes, eux au contraire attendent ce sale temps pour sortir au grand air. Camarades de promo en cinéma animalier, Stéphanie Augras et Nicolas Cailleret collaborent régulièrement depuis de nombreuses années. Mais Quand vient la pluie… est leur première coréalisation. « Notre idée était de prendre le contrepied des ambiances habituelles des documentaires pour mettre en avant bruine et brouillard », précise Stéphanie.

Ce documentaire sensible a été tourné principalement dans leurs deux régions : le nord de la France et les Pyrénées. « Les images de sonneurs à ventre jaune ont été faites dans le Limousin au printemps 2020, après le confinement. Les campings et gîtes étaient fermés, mais heureusement, on a pu emprunter un camping-car. On sollicitait les habitants pour charger nos batteries », se souvient la réalisatrice.

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© Stéphanie Augras / Nicolas Cailleret

Leçons de tournage

Au début du projet, le binôme s’est beaucoup documenté sur le comportement des animaux sous la pluie, mais la théorie ne s’est pas toujours vérifiée sur le terrain. « Dans certains cas, c’était même l’inverse qui se produisait. Les fourmis par exemple restaient bien actives sous l’averse, contrairement à ce qu’on a pu lire », note Nicolas. Ce film fut riche en enseignements pour les deux professionnels. « On a trouvé des astuces pour protéger notre matériel des intempéries. On a aussi appris à s’adapter aux imprévus et à lâcher prise, car on ne peut pas tout maîtriser», souligne Stéphanie. Les animaux ne fréquentent par exemple pas toujours les mêmes secteurs quand il pleut et changent leurs horaires habituels. « J’avais repéré une buse qui était régulière dans une prairie. Mais lorsque la pluie est venue, le rapace avait changé de quartier », complète le cinéaste animalier.

© Stéphanie Augras / Nicolas Cailleret

Défis de montage

Le commentaire du film retrace tout en poésie le parcours d’une averse longtemps attendue, depuis la naissance des nuages au-dessus de la mer jusqu’aux précipitations sur les habitants des cimes. Lors du montage, ce fut un défi de lier l’ensemble des prises de vues. « Parfois, il n’a pas plu en journée pendant trois à quatre semaines, même dans le Nord, pourtant réputé pour ses ciels très changeants ! L’endroit n’étant plus reconnaissable, les images ne se raccordaient pas naturellement », détaille Nicolas. « Une autre complication a été la variation d’intensité des précipitations. On ne peut pas passer d’un plan de héron sous quelques gouttes à une scène où l’échassier subit une pluie battante », explique le réalisateur. « On a donc fait le deuil de certaines séquences tournées en plusieurs fois », regrette Stéphanie. Mais filmer sous les gouttes revêt aussi des avantages : « Par ce temps, il y a très peu de gens dehors et les animaux semblent moins craintifs. »

Le duo l’affirme, leurs sorties sous la pluie seront plus fréquentes après cette expérience marquante. « J’y ai trouvé un vrai plaisir, j’ai notamment beaucoup apprécié les ambiances sonores », confie la vidéaste. « On a envie de continuer à faire ce type d’images, peu communes en cinéma animalier. L’impression d’avoir seulement effleuré les possibilités donne envie d’aller plus loin », conclut le réalisateur.

Pour aller plus loin

La Salamandre s'associe à Baleine sous Gravillon, les podcasts du Vivant, pour un épisode spécial sur la pluie avec les réalisateurs du film. Découvrez plus d'anecdotes de tournage et d'infos sur la faune et la flore sous l'averse en cliquant ici.

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Enfin la pluie !

Couverture de La Salamandre n°271

Cet article est extrait de la Revue Salamandre

n° 271  Août - septembre 2022, article initialement paru sous le titre "Plic, ploc, clap de fin"
Catégorie

Coulisses

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