Des moutons et des ours
Le village d'Arbas dans les Pyrénées, lieu symbole de la coexistence entre les hommes et l'ours. / © Marc Tourrette

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Frère ours

Les moutons et les ours cohabitent dans les Pyrénées

A 100 kilomètres de Toulouse, le village d’Arbas est devenu le lieu symbolique d’une coexistence possible avec l’ours en France. Reportage dans les Pyrénées centrales.

Auteur

Marc Tourrette



A 100 kilomètres de Toulouse, le village d’Arbas est devenu le lieu symbolique d’une coexistence possible avec l’ours en France. Reportage dans les Pyrénées centrales.

En 2006, dix ans après Melles, en Haute-Garonne, c’est au tour du village voisin d’Arbas d’accueillir des plantigrades slovènes. Mais, en raison des menaces des opposants, trois des cinq réintroductions s’y déroulent de nuit, encadrées par les gendarmes.
Pourquoi Arbas ? Respect des obligations internationales de protection de la biodiversité oblige, la France se devait de réintroduire de nouveaux individus, car il ne restait qu’une quinzaine d’ours sur tout le massif. Et à Arbas plus qu’ailleurs, l’Etat pouvait compter sur un soutien certain.

Le village des possibles

Avec dix autres communes, Arbas promeut la sauvegarde de l’ours et sa valorisation économique dans le cadre de l’association Pays de l’Ours-Adet. « Ce n’est pas un hasard. Ici, l’ours est lié à un état d’esprit » , s’enflamme Alain Reynes, directeur de l’association. La commune compte seulement 250 habitants, mais héberge 15 associations, des commerces et des services, un festival du livre de jeunesse et une foire bio. Cinq agriculteurs s’y sont installés en dix ans. Qui dit mieux, pour une région où la densité de population ne dépasse pas 20 habitants au km2 ?

Pays de forêt et de tutes

Arbas aime l’ours. Mais ce n’est pas tout. La nature alentour est faite pour lui. Un siècle de régression du pastoralisme a permis à la forêt de s’étendre. Frênes, chênes et hêtres se succèdent depuis les vallons humides jusqu’aux crêtes ventées. Çà et là émergent des barres rocheuses, telle l’imposante Pène Blanque où niche le vautour percnoptère.

Partout, des blocs de calcaire moussus disputent l’espace aux troncs d’arbre et aux fougères. Les gouffres foisonnent. Celui de la Henne Morte compte 140 kilomètres de galeries sur 1000 mètres de dénivelé. « Lou Moussu », surnom occitan qui signifie Le Monsieur, hante ces cavités depuis la nuit des temps. Une grotte située sur la commune de Melles a même été baptisée « la tute des ours », c’est-à-dire leur tanière.

Article initialement publié dans la revue Salamandre sous le titre "Des moutons et des ours"

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Couverture de La Salamandre n°194

Cet article est extrait de la Salamandre

n° 194  Octobre - Novembre 2009
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