Revue Salamandre n° 281 – Villes vivantes
Le sauvage tente de se faire une place dans nos cités. Offrons lui encore plus d'espaces !
Le sauvage tente de se faire une place dans nos cités. Offrons lui encore plus d'espaces !
Repenser la ville pour réduire la pollution humaine sur l'environnement alentour est un casse-tête. Densifier le centre des métropoles pour ralentir l'étalement urbain, source d'artificialisation des sols, semble être une bonne idée. Cela facilite aussi les déplacements à vélo ou en transports en commun avec des trajets moins longs. Mais à trop serrer les immeubles et les citadins les uns contre les autres, il n'y a plus de place pour la nature dans nos cités. Ce qui pousse les habitants à fuir pour des paysages plus vert et réenclenche le phénomène de grignotage des forêts ou prairies par le bâti.
Pour que nos villes restent vivables, il faut donc y amener du végétal, des animaux. Laissons des espaces de friche urbaine, paradis pour plantes sauvages, insectes, oiseaux. Végétalisons des toits ou des façades, ramenons une riche biodiversité dans les parcs urbains en interdisant l'usage de pesticides. Dans des cités vivantes, les humains se sentiront mieux et de ce bien-être naîtra l'envie de protéger la faune et la flore.
Dans une interview à découvrir dans ce numéro 281 de la revue Salamandre, le célèbre anthropologue Philippe Descola nous rappelle que la civilisation occidentale a mis le sauvage aux portes de ses agglomérations. Mais les choses changent.«La nature est un concept qu’on a inventé en Europe pour distinguer les non-humains et les humains et qui suppose une distance. Il y a aujourd’hui de nouveau un désir de ramener la nature en ville», explique-t-il.
Nous avons pris le pouls de ce changement à travers l'Europe, à Genève, Lyon et Bruxelles, pour rencontrer des citadins qui s'activent pour ramener la vie au pied de nos logements. A travers ces pages, vous ferez donc connaissance avec les castors qui nagent le long des quais du Rhône, des grands murins qui bénéficient de mesure d'extinction de l'éclairage nocturne, mais aussi de renards, blaireaux, pics, abeilles sauvages qui font leur retour en longeant les corridors écologiques urbains.
Il y a aussi des horizons plus ouverts dans ce numéro. On s'y évade dans des montagnes très particulières avec le photographe Philippe Jaccard. On navigue sur des rivières et océans à la poursuite du très mystérieux cycle de reproduction de l'anguille, à travers un reportage de notre journaliste Théo Tzélépoglou.
Bonne lecture !
Dans ce numéro également :
MISSION NATURE : Que ronronne le sauvage ! (CH), Passeport les Sargasses (FR)
L’AIR DU TEMPS : Comment les pics évitent-ils les commotions cérébrales ?
TOUT PRES D’CI : Le frêne, grand corps malade
L’INFOGRAPHIQUE : Le poids de la vie
HISTOIRES D’IMAGES : Page blanche avec les narcisses
DOSSIER : Villes vivantes
GRAND ANGLE : Montagnes de bois
J'OBSERVE : On compte les points (des coccinelles)
Créations végétales : Les secrets de la cardamine des prés
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