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Mille et une guêpes

Les guêpes sont bien plus diversifiées qu’on ne le pense

Survolons l’histoire des insectes nommés guêpes. Où celles que nous craignons ne représentent qu’une branchette dans un grand arbre de vie.

Survolons l’histoire des insectes nommés guêpes. Où celles que nous craignons ne représentent qu’une branchette dans un grand arbre de vie.

Tout le monde s’accorde sur la définition du mot guêpe : un insecte jaune et noir, envié pour sa taille fine et craint pour son dard douloureux. C’est tout ? En réalité, on compte des milliers de guêpes prodigieusement diverses dans leurs formes, leurs couleurs et leurs mœurs. Toutes font partie du grand ensemble des hyménoptères. Ces insectes sont généralement équipés de quatre ailes membraneuses fonctionnant par paire et d’une bouche robuste capable de mâcher, creuser et parfois aspirer du nectar.
Remontons le temps pour replacer tout ce petit monde sur l’arbre de vie ci-contre. Il y a plus de 250 millions d’années, avant même l’apparition des dinosaures, la Terre hébergeait déjà quelques bêtes apparentées aux guêpes : les symphytes. Ce groupe ancien compte aujourd’hui encore dans ses rangs de nombreuses espèces de nos jardins.

Un coup de loupe sur ces insectes et voilà qu’une première certitude s’effondre : cette fameuse taille de guêpe, où est-elle donc passée ? Cette particularité anatomique apparaît simplement un peu plus tard dans l’évolution. Et le dard, me direz-vous ? Il existe mais ne sert encore qu’à pondre. La version envenimée attendra quelques millions d’années supplémentaires pour équiper par exemple les guêpes sociales, dont fait partie la mal-aimée de nos terrasses.

Avec le temps, le monde des guêpes se diversifie en de nombreuses familles d’insectes solitaires et pour la plupart parasites. C’est le cas des pompiles, mutilles et autres scolies. Dans certains cas, les femelles perdent leurs ailes. Ce qui n’en fait pas pour autant de vraies fourmis, ces autres illustres hyménoptères. Plus récentes encore sont les philanthes et les bembix, des guêpes également solitaires mais qui enterrent leurs malheureuses proies paralysées dans le sol. Et scoop ! Les abeilles, dernières-nées dans cet arbre de vie, seraient apparues parmi ce groupe en récoltant non plus des proies pour nourrir leurs larves, mais du pollen et du nectar. Finalement, ce mot guêpe est une grande valise de la langue française pour ranger avec plus ou moins d’ordre tous les hyménoptères qui ne sont ni abeilles ni fourmis. Partons maintenant à la rencontre de dix de ces guêpes, choisies pour révéler la diversité et les secrets de milliers d’autres…

Hyméno, kézako ?

En Suisse comme en France métropolitaine, on connaît actuellement environ 8 000 espèces de guêpes, un intitulé qui regroupe les 90 % d’hyménoptères qui ne sont ni des abeilles, ni des fourmis. Selon certains spécialistes, il en resterait tout autant à découvrir.

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Mille et une guêpes

Couverture de La Salamandre n°265

Cet article est extrait de la Revue Salamandre

n° 265  Août-septembre, article initialement paru sous le titre "Tout un monde !"
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Sciences

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