Portrait de la vipère péliade
vipère péliade / © Paul Hobson / naturepl.fr

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Vipère, la pacifique

Portrait de la vipère péliade

Découvrez la vipère péliade, cousine de l'aspic qui préfère les climats plus froids et humides.

Auteur

Jean-Philippe Paul



Découvrez la vipère péliade, cousine de l'aspic qui préfère les climats plus froids et humides.

Si vous observez une vipère dans une tourbière jurassienne ou auvergnate, dans l’est des Alpes suisses ou dans le quart nord-ouest de la France, vous avez sûrement affaire à la vipère péliade. Cette cousine de l’aspic la remplace dans les régions plus froides et plus humides. Jouons aux 7 différences.

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La péliade supporte un climat plus froid, ce qui lui permet de sortir plus tôt au printemps et plus tard en automne. Mieux, elle parvient à digérer par températures plus fraîches.

Zigzag sombre généralement plus régulier et continu que chez l’aspic. Attention cette dernière est très variable.

Présence de trois grandes écailles sur le sommet du crâne alors que l’aspic n’en possède d’ordinaire que des petites.

Iris uniforme rouge orangé.

Museau plus arrondi et moins retroussé que celui de sa cousine, tendance couleuvre.

Une seule rangée de petites écailles sous l’œil – contre deux chez Vipera aspis – juste au-dessus des grandes écailles de la lèvre supérieure

Tolère des habitats plus humides que sa cousine méridionale : tourbière, marais ou prairies humides.

Voisinage coquin

En 2016, des chercheurs ont démontré que l’hybridation naturelle existait entre la vipère aspic et la vipère péliade sur les zones de contacts entre les deux espèces. Les parents semblent être systématiquement une femelle aspic et un mâle péliade.

Vipère hybride aspic et péliade
Hybride de vipère aspic et péliade / © Gaëtan Guiller

Trop frais…

Quand elle cohabite avec la péliade sous un climat plus frais que son optimum écologique, l’aspic voit ses jeunes croître moins rapidement et atteindre une maturité sexuelle plus tard que chez sa cousine nordique.

... trop chaud

Dans le sud de son aire de répartition, la vipère péliade souffre davantage des pertes hydriques par évaporation que l’aspic. Sécheresse et réchauffement climatique affecteront donc probablement davantage cette espèce d’origine boréale.

Article initialement publié dans la revue Salamandre sous le titre "Une vipère peut en cacher une autre"

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Vipère, la pacifique

Couverture de La Salamandre n°252

Cet article est extrait de la Salamandre

n° 252  Juin - Jullet 2019
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