© Rémi Masson

Cet article fait partie du dossier

Cistude, dans la peau d’une tortue

Le réveil printanier de la cistude dépend du soleil

Aujourd'hui, vous êtes une cistude. Pour nager, vous n’avez pas le choix. Il vous faut d’abord perdre votre sang froid.

Aujourd'hui, vous êtes une cistude. Pour nager, vous n’avez pas le choix. Il vous faut d’abord perdre votre sang froid.

Un reptile vous êtes donc. Et vous voilà dépourvu du prodigieux thermostat qui maintenait à grands frais votre température corporelle à 36,7°C. Les tortues n’ont pas les moyens d’entretenir un métabolisme aussi coûteux. Par conséquent, vos organes de cistude auront plus ou moins la même température que l’eau ou l’air où vous vous trouvez… sachant que ce n’est qu’à partir de 28°C que vous vous sentirez suffisamment en forme pour partir en chasse.

D'abord, trainer la patte

Quand le soleil d’août tape fort sur l’eau, ce n’est pas un problème. Mais au début du printemps, c’est une tout autre histoire. Souvenez-vous ce matin glacé de mars. L’eau faisait 9°C à tout casser. Vous veniez de vous réveiller d’une sieste de six mois recroquevillée dans la vase au fond de l’eau, les piles complètement à plat. Ce jour-là, en vous traînant lentement pas après pas sur le fond, il vous a fallu presque deux heures pour rejoindre la portion de l’étang réchauffée par le soleil. Ouf, à 10h 30, vous aviez gagné un supplément de 6 degrés. Mais c’était encore largement insuffisant.

Ensuite, bronzette au grand air!

Alors, lors d’une de vos sorties de périscope, vous avez remarqué que la température de l’air était devenue plus chaude que celle de l’eau. Déjà 4 degrés de différence ! Il était temps de sortir au grand air et de vous trouver un solarium de luxe pour recharger vos batteries plusieurs heures durant. Jour après jour, vous avez dû répéter cet exercice solaire tout le printemps… ou du moins tous les jours suffisamment chauds pour permettre votre activité.

Cet article fait partie du dossier

Cistude, dans la peau d’une tortue

Couverture de La Salamandre n°235

Cet article est extrait de la Revue Salamandre

n° 235  août - septembre 2016, article initialement paru sous le titre "Un sous-marin à propulsion solaire"
Catégorie

Photos

Vos commentaires

Réagir

Pour commenter sans créer de compte, il vous suffit de cliquer dans la case « nom » puis de cocher la case « je préfère publier en tant qu’invité ».

Ces produits pourraient vous intéresser

Agir pour la nature au jardin

24.00 €

Le grand livre de la nature

69.00 €

Les plantes sauvages

49.00 €

Agenda de la nature au jardin 2024

6.00 €

Découvrir tous nos produits

Poursuivez votre découverte

La Salamandre, c’est des revues pour toute la famille

Découvrir la revue

Plongez au coeur d'une nature insolite près de chez vous

8-12
ans
Découvrir le magazine

Donnez envie aux enfants d'explorer et de protéger la nature

4-7
ans
Découvrir le magazine

Faites découvrir aux petits la nature de manière ludique

Salamandre newsletter
Nos images sont protégées par un copyright,
merci de ne pas les utiliser sans l'accord de l'auteur