Philippe Lebeaux, photographe lyonnais spécialiste de la faune du sol.

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Voyage au centre de la terre, le sol et ses habitants

Philippe Lebeaux, un photographe fasciné par les collemboles

Entretien avec Philippe Lebeaux, photographe lyonnais spécialiste de la faune du sol et féru de collemboles.

Entretien avec Philippe Lebeaux, photographe lyonnais spécialiste de la faune du sol et féru de collemboles.

Philippe Lebeaux, vous espionnez depuis 10 ans la vie intime des collemboles. Comment avez-vous commencé ?

J'étais sorti pour faire des gros plans de gouttes d'eau… Sur mes clichés, j'ai eu la surprise de découvrir à l'arrière-plan de petites boules floues et colorées. Intrigué, je suis retourné sur place où j'ai pris conscience d'un monde insoupçonné de bestioles sautant dans tous les sens. Grâce au forum de photo nature Benelux et à Google, j'ai pu les identifier. C'étaient mes premiers collemboles.

Qu'est-ce qui vous fascine chez eux ?

Leurs formes et leurs couleurs m'ont immédiatement séduit. J'ai surtout réalisé qu'il n'est pas nécessaire de prendre un avion pour voir des choses incroyables. Une loupe suffit. Grâce au collembole, j'ai d'ailleurs rencontré d'autres habitants incroyables de la litière : cloportes, acariens ou pseudoscorpions.

Vos prochains projets ?

Documentaire à ses débuts, ma quête est devenue plus artistique et a abouti à Planète collemboles, un ouvrage de 252 pages paru aux éditions Biotope. Je compte maintenant me plonger dans la photographie des collemboles du littoral et un jour dans celle des espèces arboricoles de la forêt tropicale.

En savoir plus

Heterosminthurus insignis / © Philippe Lebeaux Neanura muscorum / © Philippe Lebeaux Un collembole adulte avec des jeunes, (Dicyrtoma ornata) / © Philippe Lebeaux Le mâle de Sminthurides parvulus saisit la femelle grâce à ses antennes munies de crochets. Puis celle-ci le soulève à la perpendiculaire. Le mâle dépose ensuite par terre des paquets de semence que sa partenaire collecte sous son abdomen. / © Philippe Lebeaux Les espèces avec furca courte sautent souvent et sur de petites distances. Celles munies d'un plus grand engin sautent rarement mais pour aller plus loin. Ici Neelus murinus avec son appendice anormalement déplié derrière l'abdomen. / © Philippe Lebeaux Certains collemboles déposent leurs spermatozoïdes dans des paquets directement sur le sol. Pour éviter qu'ils soient mangés, Allacma suspend ces spermatophores sur un long stylet. / © Philippe Lebeaux Sminthurides aquaticus / © Philippe Lebeaux Marque de fabrique: une feuille criblée comme une passoire ? C'est l'œuvre des vers enchytréides qui s'attaquent surtout au tissu du limbe foliaire.  / © Philippe Lebeaux Digestion très variable: Il faut environ 165 jours pour décomposer 50% d'une feuille de tilleul. Ou 220 jours pour une de châtaignier. Une aiguille de pin sylvestre gorgée de tanins et de phénols toxiques nécessite 2500 jours. / © Philippe Lebeaux

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Couverture de La Salamandre n°236

Cet article est extrait de la Revue Salamandre

n° 236  Octobre - Novembre 2016
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