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Criquets, sauterelles et grillons, quand l’herbe chante…

Tout savoir sur le chant des criquets et des cigales

Les criquets violonistes se livrent à des joutes musicales. Souvent ce sont les femelles qui, par un chant en sourdine, désignent les vainqueurs.

Auteur

Julien Perrot



Les criquets violonistes se livrent à des joutes musicales. Souvent ce sont les femelles qui, par un chant en sourdine, désignent les vainqueurs.

Duel au violon

Chez les criquets, c’est du contact entre une aile et une patte que naît la musique. L’élytre du mâle a une nervure saillante au profil tranchant qui sert de corde à violon. Quant à la patte arrière, elle est ornée sur sa face intérieure d’une rangée de 100 à 300 petits poils transformés en dents. Cet archet va frotter la corde et transformer les criquets amoureux en autant de violonistes. La musique naît des mouvements de haut en bas de leurs vigoureuses pattes sauteuses. A chacun son rythme, sa mélodie et son timbre, si bien qu’il est possible avec de l’entraînement de les reconnaître à l’oreille.

Encore plus fort : contrairement aux sauterelles qui n’ont le plus souvent qu’un seul type de chant, de nombreux criquets varient les motifs en fonction des circonstances. De quoi suivre à distance le déroulement de leur parade nuptiale !
Le chant d’appel, toujours le fait du mâle, est répété inlassablement pendant des heures. Sa fonction est principalement d’attirer une femelle. Deux individus très proches peuvent alterner leurs stridulations comme si chacun délimitait son territoire. Si l’un des mâles engagés dans ce duel acoustique s’approche, le chant d’appel s’accélère : c’est un signal de rivalité qui suffit le plus souvent à faire reculer l’intrus. Contrairement aux grillons, les criquets en viennent rarement aux pattes…
Chez certaines espèces, quand une femelle s’est suffisamment rapprochée, elle signale son consentement par un bref chant d’acceptation en sourdine auquel le mâle répond. L’accouplement suit ces accords.

Timbales et grosse caisse

Chez la cigale de l’orne, c’est la déformation rythmée de deux plaques qui fait vibrer l’abdomen creux de l’insecte et génère son chant assourdissant. / © Jérôme Gremaud

Le chant des cigales est produit d’une manière complètement différente. Chez ces insectes suceurs de sève, c’est la déformation rythmée de deux plaques rigides, les timbales, qui provoque une succession de click sonores. Presque tout l’abdomen des mâles est creux, occupé par une grande poche d’air qui forme un ingénieux haut-parleur vivant. Le système digestif s’y réduit à un fil et les organes reproducteurs sont relégués dans les deux derniers segments. Aucun autre animal ne possède une anatomie si profondément modifiée pour produire des sons…

Article initialement publié dans la revue Salamandre sous le titre "Pattes contre ailes"

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Couverture de La Salamandre n°163

Cet article est extrait de la Salamandre

n° 163  Août - Septembre 2004
Catégorie

Dessins Nature

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