Les plantes médicinales du jardin
Oubliées ou reléguées dans un coin du jardin, des herbes tout sauf mauvaises valent main de médecin. Aperçu non exhaustif des plantes médicinales.
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- Acteur principal: millepertuis
- Seconds rôles: ortie, pissenlit, consoude et Cie
- Sortie: 6 juillet
- Lieu de tournage: prairie fleurie
- Genre: documentaire médical
Clé des champs
Etymologiquement la première du printemps, la primevère se prénomme aussi coucou, coqueluchon ou brérelle. Des fleurs jaunes accrochées en trousseau au sommet de sa tige lui valent aussi le nom de fleur-clé en allemand. Médicinale polyvalente, sa fleur s’incorpore à toutes les tisanes pour renforcer leurs effets.
- Problème d’insomnie ? Utilisez les fleurs en teinture ou en infusion.
Herbe aux coupures
L’achillée connaît mille noms différents dont presque tous se réfèrent à ses vertus médicinales. Cette astéracée peu considérée pousse sur les terres piétinées, les chemins et les pâtures. Ses principes actifs soignent une multitude de problèmes circulatoires : varices, hémorroïdes, règles douloureuses, etc. Ramassées en été, les fleurs s’utilisent en teinture mère, en tisane ou encore en cataplasme.
- Un saignement de nez ? Bouchez la narine avec des feuilles fraîches d’achillée.
Celle qui soude
Une croyance populaire attribuait à la consoude la faculté de réparer les os. Son nom proche du verbe consolider rappelle d’ailleurs cette capacité. Appliqué en compresse, un broyat de racines aide à soigner les hématomes, les foulures et fractures. Autrefois, cette plante cousine de la bourrache et du myosotis poussait sans peine autour des fermes. A la campagne, on l’utilisait volontiers en urgence lors d’accidents domestiques. Au jardin, elle se plaît dans un endroit frais, près du compost.
- Un bleu ? Appliquez une pommade de consoude.
Dent-de-lion
Le nom scientifique du pissenlit, Taraxacum officinale, gage sa promesse : du grec taraxis, inflammation et akeo, je guéris. Diurétiques, les feuilles de pissenlit favorisent l’élimination de l’urine. On les consomme aussi contre les rhumatismes et en prévention de calculs rénaux. L’astéracée se prescrit encore en cas de rétention d’eau, pour lutter contre la cellulite ou l’obésité. Plante à large spectre, le pissenlit est antioxydant, anti-cancer et anti-diabète.
- Pour une cure printanière du foie et des reins ? Consommez des tisanes de racines de pissenlit.
Au-delà des mûres
Même la ronce est médicinale! Celle qui rampe sous terre, enserre tout ce qu’elle rencontre et écorche le cueilleur gourmand possède des vertus astringentes, antiseptiques et antibactériennes. On la conseille contre les maux de gorge, la voix enrouée, l’aphte ou la gingivite. Sa vigueur aiderait aussi les hommes en manque de vitalité.
- Une angine ? Faites un bain de bouche avec une décoction de feuilles de ronce.
Herbe traînante
Modeste fleur rampante, le lierre terrestre n’a rien de commun avec son homonyme grimpant. Cette lamiacée contient des principes actifs intéressants et facilement captés dans l’eau d’une infusion ou l’alcool d’une teinture mère. La plante se cueille toute l’année et soigne la plupart des affections des voies respiratoires : asthme, bronchite, grippe, rhume.
- Une éruption d’acné ? Utilisez ses feuilles fraîches en cataplasme.
Plante des pieds
Durant l’Antiquité, Pline l’Ancien disait soigner 24 maladies à l’aide du plantain. Il y a un siècle encore, cette plante très commune comptait parmi les médicinales incontournables. Lancéolé, majeur ou des Alpes, le Plantago – littéralement plante des pieds – agit contre les affections des voies respiratoires, cutanées ou sanguines. De plus, les feuilles de ce remède oublié sont disponibles presque toute l’année.
- Une piqûre de guêpe ? Chiffonnez une feuille de plantain et appliquez-la sur la zone agressée.
Fausse méchante
Au jardin, pas la peine de la chercher longtemps… L’ortie s’incruste à peu près partout. Passé son côté urticant et brûlant, elle dévoile bien des vertus. La plante cauchemar des culottes courtes collectionne même les bienfaits : diurétique, dépurative, détoxifiante, calmante, antiallergique, etc.
- Perte de cheveux ? Appliquez une décoction à base d’ortie après le shampoing.
Mille vertus
En pleine lumière depuis des lustres, le millepertuis est un cadeau de la nature. Aussi nommée chasse-diable, l’herbacée se consomme en tisane ou en médicament. Petit soleil de la pharmacopée naturelle, le millepertuis combat l’anxiété, le stress, la mélancolie et même la dépression. L’hypéricine qu’il contient teinte de rouge l’huile d’olive après trois semaines de macération. Simple à concocter, cet antidouleur est très bon pour la peau.
Un coup de soleil ? Etalez le macérat huileux de millepertuis sur l’inflammation.
Retrouvez l'intégralité du dossier "le jardin fait son cinéma".
Découvrez notre dossier complet sur l'ortie, une vraie peste ?
Cet article est extrait de la Revue Salamandre
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