L’étonnante défense du poussin du coucou geai contre ses prédateurs
Le poussin du coucou geai a une technique radicale pour se protéger des prédateurs, les explications de Gregory Röder, chercheur en écologie chimique.
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La science s‘intéresse depuis longtemps à la relation entre le coucou geai et ses hôtes. Que savons-nous aujourd’hui ?
Par définition, un parasite a un impact négatif sur son hôte. En s’appropriant la plus grande partie de la nourriture apportée au nid, le poussin du coucou geai réduit drastiquement les chances de survie des piots. Sur les jeunes corneilles noires, ce même parasite n’a pas forcément de conséquences négatives. Au contraire, si le risque de prédation est élevé, les petites corneilles ont plus de chances de survivre lorsque le nid contient un coucou geai.
Comment le coucou geai protège-t-il les nids de corneille ?
En cas de danger, le poussin pique-assiette sécrète une substance noire, gluante et extrêmement malodorante. Evidemment, cette défense chimique protège aussi les autres oisillons. Ainsi, en tolérant le parasite et en acceptant de le nourrir, les corneilles assurent également une meilleure protection de leur progéniture.
Une sorte de spray au poivre pour éloigner les indésirables…
Le principe est le même. Sans être un excrément, cette sécrétion est probablement produite par des glandes situées dans le cloaque. Elle contient un mélange d’acides gras volatils et de composés soufrés lui conférant une odeur repoussante.
Cette mixture ne risque-t-elle pas de repousser les corneilles censées nourrir le jeune coucou ?
Nous avons testé les réactions de plusieurs prédateurs potentiels en étalant ce répulsif sur des blancs de poulet. Résultat : aucun effet sur les corneilles, alors que les chats et les mustélidés refusent d’y toucher. Cette arme chimique est donc essentiellement conçue pour décourager les mammifères.
La suite de notre dossier sur la pie, une vraie pantouflarde !
Cet article est extrait de la Revue Salamandre
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