7 plantes aux feuilles hors-du-commun
© Jean-Luc Wisard

Cet article fait partie du dossier

Le vert, couleur de la vie dans la nature

7 plantes aux feuilles hors-du-commun

Au royaume de la feuille, tout est permis… ou presque ! Zoom sur quelques curiosités à deux pas de chez vous.

Auteur

Julien Perrot



Au royaume de la feuille, tout est permis… ou presque ! Zoom sur quelques curiosités à deux pas de chez vous.

Increvables

7 plantes aux feuilles hors-du-commun
Rameau de sapin blanc / © Denis Bringard/Bios

Pourquoi certains arbres sont-ils verts même en hiver alors que d'autres non? Quand le sol gèle, il n’y a plus d’eau disponible et la photosynthèse tombe en panne. Alors que faire ? Sacrifier chaque automne ses feuilles fragiles puis attendre le printemps en serrant les dents. Les conifères ont choisi une autre stratégie. Ils investissent dans des aiguilles coriaces truffées d’antigels durant l’hiver. Ces petites feuilles sont coûteuses à fabriquer, mais elles tiennent plus de 15 ans. Un sapin de 30 mètres de haut doit en produire 1,5 million chaque année pour compenser les pertes naturelles.

Eternelles

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Gui / © Bartomeu Borrell/Bios

Le gui toujours vert symbolise la vie éternelle. Ses feuilles persistantes peuvent en effet vivre très longtemps. Perché sur un arbre, ce semi-parasite pompe la sève brute qui coule dans les branches de son hôte. Il détourne ainsi à son profit eau et sels minéraux… mais fabrique ses sucres comme un végétal indépendant. Et si la source dans laquelle il pompe ne tarit pas, sa chlorophylle pourra travailler tout l’hiver.

Inutiles

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Lathrée écailleuse / © Laurie Campbell/Bios

Sous terre, les redoutables suçoirs de la lathrée écailleuse se fixent sur les racines de son hôte, un noisetier, un aulne ou parfois un hêtre. La plante parasite absorbe ainsi tous les sucres nécessaires à sa croissance. Discrète, la lathrée ne sort de terre que quelques semaines au printemps, le temps de fleurir et de fructifier. En déléguant la photosynthèse à d’autres, elle n'a plus besoin de feuilles ni de chlorophylle.

Gorgées

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Orpin blanc / © Antoni Agelet/Bios

L’orpin blanc se plaît dans les endroits secs et ensoleillés. Pour résister à la dessiccation, les feuilles rebondies de cette plante succulente accumulent des réserves d’eau comme un cactus ou une euphorbe des déserts. Leur couleur rouge est un écran anti-UV qui protège la chlorophylle. Pour limiter au maximum la transpiration, l’orpin ferme ses stomates durant la journée. La photosynthèse se déroule alors avec du CO2 piégé pendant la nuit et stocké provisoirement en le combinant à des substances ad hoc.

Fongiques

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Arbre recouvert de lichen / © Cyril Ruoso/Bios

On dirait une feuille… mais ce n’en est pas une. Pourtant, c’est bien de la chlorophylle qui explique cette couleur verte. Explication ? Cet organisme hybride est un lichen composé du mariage intime entre deux partenaires. D’un côté un champignon qui construit la maison et la ravitaille en eau et en sels minéraux. De l’autre de minuscules algues vertes qui vivent à l’intérieur et sont capables de photosynthétiser.

Tueuses

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Droséra / © Thierry Reminiac /Bios

Voici une feuille mortelle. La spatule glanduleuse du droséra attire, englue, digère puis assimile diverses proies qui ont la mauvaise idée de trop s’approcher. Tous les pièges des plantes carnivores sont des feuilles modifiées. Ce mode d’alimentation demande un gros investissement à la plante, mais il lui permet de pousser sur des substrats extrêmement peu nutritifs.

Séductrices

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Nénuphar blanc / © Alberto Nardi/Bios

Un beau nénuphar ? Bien sûr ! N’empêche que cette fleur relativement primitive n’est rien d’autre qu’un bouquet serré de feuilles qui ont perdu la chlorophylle au profit d’autres pigments colorés, de parfums délicats, de nectar sucré et surtout d’une pincée de sexe. Les insectes n’en demandaient pas tant. Depuis 150 millions d’années, ils s’en mettent plein les babines.

Article initialement publié dans la revue Salamandre sous le titre "Vertes en tous genres"

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Le vert, couleur de la vie dans la nature

Couverture de La Salamandre n°234

Cet article est extrait de la Salamandre

n° 234  Juin - Juillet 2016
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