Le succès du goéland leucophée

Explosion de goélands

Michel Antoniazza, collaborateur scientifique à l’Association de la Grande Cariçaie, nous explique en mai 2015 le succès phénoménal du goéland leucophée en Europe.

Auteur

Alessandro Staehli



Michel Antoniazza, collaborateur scientifique à l’Association de la Grande Cariçaie, nous explique en mai 2015 le succès phénoménal du goéland leucophée en Europe.

Le succès du goéland leucophée
Michel Antoniazza / © Association de la Grande Cariçaie

Partout en Europe, le goéland leucophée ne cesse de progresser. Michel Antoniazza, quelle est la situation sur le lac de Neuchâtel ?

Les derniers comptages effectués avril confirment l’évolution de ces dernières années : on s’approche par exemple des 700 nids seulement dans la réserve du Fanel et on dépasse les 1000 sur l’ensemble du lac.

Depuis quand ce laridé est-il présent en Suisse ?

Les premiers goélands leucophées ont niché en Suisse en 1968, sur les îles artificielles du Fanel qui venaient d’être construites. Au début, ils étaient territoriaux. Les quelques couples installés empêchaient leurs congénères de nicher. Puis, sous la pression croissante des individus venant du sud, l’espèce est devenue coloniale. A la fin des années 1980, la population a explosé, ce qui a provoqué la disparition progressive des sternes et des mouettes sur les îles faites à leur intention.

D’où ces goélands viennent-ils ?

Larus michahellis est une espèce méditerranéenne très anthropophile. Elle a tiré profit du développement des villes dans le sud de la France. On estime par exemple que la seule décharge de Marseille nourrissait à 40’000 couples de goélands !

Une explosion qui a permis d’envahir le nord…

Oui. Très adaptable et compétitif, le leucophée est parti à la conquête de nouveaux territoires aux dépens des autres oiseaux. Omnivore, il se nourrit beaucoup de vers de terre, mais raffole aussi des poussins de toutes sortes d’espèces aquatiques. Dans la Grande Cariçaie, il a fortement concurrencé le milan noir. Des 380 couples qui nichaient en 1960 sur la Rive sud, il n’en reste plus qu’une quinzaine aujourd’hui...

Couverture de La Salamandre n°228

Cet article est extrait de la Salamandre

n° 228  Juin - Juillet 2015
Catégorie

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