La métamorphose de la larve de moustique en images
De la larve à la nymphe, la vie du moustique est aquatique. Puis l’adulte quitte son fourreau et délaisse ce milieu avec majesté.
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D’abord trois mues successives durant lesquelles la larve passe d’un à douze millimètres en une semaine. Puis, un jour plus tard, une petite virgule blanchâtre qui émerge de son étui. C’est la nymphe. Un peu moins mobile que la larve, elle a une partie antérieure du corps fortement renflée, munie de deux trompettes respiratoires. L’extrémité de son abdomen est aplatie.
Deux palettes natatoires lui permettent de gagner le fond en cas d’alerte, grâce à des coups de queue énergiques et désordonnés. La nymphe remonte ensuite comme un bouchon pour respirer. Tout comme la larve, elle est suspendue au film superficiel de l’eau. De petites cornes, des mouvements saccadés, un vrai diablotin.
La venue des ailes
La nymphe, quoique très active, ne se nourrit pas. Cette mobilité est une exception chez les insectes à métamorphose complète. Après deux ou trois jours de profondes transformations, la voilà qui se remplit d’air. Emprisonné sous sa peau, le mélange gazeux la fait brièvement briller comme un bijou. Puis elle s’étire, le scaphandre se fend dorsalement sous la pression et, très lentement, l’adulte s’extirpe de l’exuvie.
L’insecte éclos reste un instant sur l’enveloppe vide. Instant périlleux. Il attend que ses ailes, encore recroquevillées, se gonflent d’air, prennent leur taille finale et durcissent. Peu après, c’est l’envol.
Au menu, du moustique
Les larves et les nymphes constituent un repas apprécié par les tritons, les larves de libellules, les dytiques et bon nombre de poissons. Les aquariophiles le savent bien, eux qui les élèvent pour nourrir les habitants de leurs bassins. Les plantes carnivores aussi en sont friandes, comme l’aquatique utriculaire, via ses sacs immergés, ou le drosera, via ses poils gluants. Beaucoup d’oiseaux, les chauves-souris, les batraciens, les araignées capturent les adultes. L’homme, bien sûr, complète le tableau des chasseurs.
Jurassic moustik
Les premiers moustiques sont apparus au jurassique, il y a 170 millions d’années. Le plus ancien fossile date du crétacé. Certains piqueurs préhistoriques étaient trois fois plus gros que les espèces actuelles. Merci à l’Evolution qui nous en a préservés !
Cet article est extrait de la Revue Salamandre
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