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4 observations à faire au plus près de l’érable

  • Cible

    Amateur nature

  • Adulte

  • Durée

    < 1h

  • Saison

    Été

Découvrez la faune et la flore qui vit sur l'écorce et les feuilles de l'érable. Au programme : insectes, cloportes, escargots et lichen.

Publié le 22 juillet 2019

Activité proposée par Alessandro Staehli

Pour admirer les peintres et graveurs de l'érable, profitez de la lumière de fin de journée. Une heure ou deux avant le coucher de soleil, scrutez avec votre loupe de poche les richesses de l'écorce. Lichen, mousse, champignon ou algue ? La nuit tombée, observez à la lampe frontale l'arrivée des visiteurs : mollusques et cloportes ont une activité essentiellement nocturne. Privilégiez les soirées sans vent et ne cassez pas les lichens. Leur croissance est extrêmement lente !

Insolite

A l'aide de leurs 7 paires de pattes, les cloportes grimpent sur le sycomore pour se nourrir de matières végétales mortes. En prenant de la hauteur, ils sont plus exposés au bec des prédateurs. Mais, en cas de danger, leur corps presque plat se plaque contre le tronc et leurs pattes s'y aggripent fortement, comme s'ils étaient enchâssés dans l'écorce.

Apprenez avec les lichens

Lichen. « On dirait une algue. » / © Benoît Perrotin Ecorce d'érable sycomore riche en lichens et mousses. / © Benoît Perrotin

Les lichens, dont on compte pas loin de 2000 espèces en Suisse et en France, sont le fruit d'un mariage de convenance arrangé par l'évolution. Une étroite collaboration entre des algues ou des cyanobactéries et des champignons, laquelle a commencé il y a plus de 600 millions d'années ! Une relation qualifiée de symbiose mutualiste, car les deux associés tirent des avantages de cette vie commune. Le partenaire végétal produit par photo­synthèse les sucres nourrissant le champignon, alors que ce dernier protège l'algue et lui fournit l'eau et les sels minéraux indispensables à son métabolisme.

Les lichens poussant sur les troncs et les branches, comme Parmelia sulcata ou Pseudevernia furfuracea, sont nommés corticoles.

En fonction de leur implantation, les écorces des sycomores changent fortement d'aspect, les lichens étant très sensibles aux polluants atmosphériques. Selon que l'arbre est en milieu urbain ou en plein pâturage, les espèces diffèrent et peuvent être utilisées comme bio-indicateurs. L'érable, lui, supporte plutôt bien l'air pollué des villes. Il peut facilement y prospérer jusqu'à l'âge de 100 ans.

Parasite d'érables

Erable : 4 observations de la faune et la flore qui vit sur son écorce champignons
Taches de Rhytisma cerinum, un champigon parasite des feuilles de l'érable sycomore. / © Benoît Perrotin

Les feuilles jaunies ou orangées par l'automne sont souvent ornées de taches noires aux bords clairs. Leur auteur est le goudron de l'érable, un champignon parasite dont les spores attaquent les jeunes feuilles au printemps en provoquant la mort des tissus cellulaires. Avec la chute des feuilles, Rhytisma acerinum retourne au sol, où il fructifiera l'année suivante pour infecter à nouveau les érables. Selon l'importance de la maladie, l'érable peut être affaibli, mais il ne meurt pas.

Distinguez les fruis des érables

Erable : 4 observations de la faune et la flore qui vit sur son écorce Fruits d'érables
Les samares de l'érable sycomore forment presque un angle droit parfait. / © Benoît Perrotin

Les fruits des érables sont des disamares. Elles sont constituées de deux graines collées entre elles et munies chacune d'une aile membraneuse favorisant la dispersion par le vent. La position des deux fruits est caractéristique de l'espèce. Les samares du sycomore se séparent à angle presque droit. Celles de l'érable champêtre dessinent un angle de 180°, celles de l'érable à feuilles d'obier et de l'érable plane forment un angle aigu, respectivement obtus.

Les autres habitants de l'érable

Les nombreux visiteurs de l'érable sycomore profite de l'abondance de nourriture entre les mousses et lichens. / © Benoît Perrotin « Coccinelle à virgules (Brumus quadripustulatus) » / © Benoît Perrotin « Des pucerons de différentes tailles, au dos des feuilles. » / © Benoît Perrotin « "Coussin" de polytrie. » / © Benoît Perrotin « Un autre mollusque! (3 mm) » / © Benoît Perrotin « Escargot (7 mm) » / © Benoît Perrotin « Un cloporte immobile dans une petite crevasse. » / © Benoît Perrotin

Découvrez l'introduction de cette rencontre avec l'érable dans notre article illustré par Benoît Perrotin.

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Couverture de La Salamandre n°212

Cet article est extrait de la Revue Salamandre

n° 212  Octobre - Novembre 2012
Catégorie

Jardin

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