Témoignages : ces lecteurs racontent leur changement de vie
Nous vous avons invités à raconter vos changements de vie. Que ce soit une reconversion professionnelle, un voyage de longue durée, un engagement militant ou un déménagement, nous voulions en savoir plus sur les envies qui vous animent dans le cadre d’une quête de sens ou d’un rapprochement avec la nature. Voici quelques-uns de vos (très) nombreux témoignages.
Nous vous avons invités à raconter vos changements de vie. Que ce soit une reconversion professionnelle, un voyage de longue durée, un engagement militant ou un déménagement, nous voulions en savoir plus sur les envies qui vous animent dans le cadre d’une quête de sens ou d’un rapprochement avec la nature. Voici quelques-uns de vos (très) nombreux témoignages.
Grand nettoyage
Caroline Gauvin
« Il y a maintenant dix-sept ans, j’ai changé radicalement de vie afin
d’être au plus près de la nature. J’ai quitté la ville et mis fin à ma carrière dans l’événementiel pour m’installer en pleine campagne avec mon mari. Dans la foulée, nous avons créé notre association de protection de la nature. Nous nettoyons avec des bénévoles des sites naturels pollués et sensibilisons les enfants aux macro-déchets et au respect de la biodiversité. J’anime aussi un blog sur la nature. »
Potion biologique
Paul Bougerol
« Suite à un accident de la vie, je me retrouve handicapé à 65 ans. J’ai perdu une jambe. Avant, j’étais restaurateur dans un petit village de l’Aveyron. Depuis cet accident, je me suis mis au vélo avec assistance électrique pour parcourir mon département. Je me passionne pour les oiseaux, les arbres, les fleurs et, depuis ce printemps, les insectes. J’ai un appareil photo et je me régale : je trie, j’identifie. Je suis tombé dans la potion biologique et qu’est-ce que c’est bon ! »
Nature ordinaire
Élodie Decoupes
« Paradoxalement, la période du Covid, que j’ai eue beaucoup de mal à vivre, m’a rapprochée de la nature. À deux pas de chez moi, je me suis mise à regarder celle que l’on dit ordinaire. Partie pour me reconvertir dans un autre domaine, j’ai finalement commencé un BTS gestion et protection de la nature, que j’ai eue à l’été 2024, à l’aube de mes 35 ans. Et c’est l’une des meilleures décisions que j’aie jamais prises ! Aujourd’hui, je me plais à être l’ambassadrice des espèces que l’on ne voit pas ou mal-aimées. »
Tisser sa toile
Sylvie Bourbigot
« " Maman, il y a une araignée ! " Peur quasi phobique pendant mon enfance avec une mère qui ne tuait jamais les araignées, mais les mettait dehors... Un jour, il a fallu que je me débrouille et je n’arrivais pas non plus à les tuer. J’ai utilisé le verre pour les attraper et les déplacer. Puis, j’ai nommé l’araignée Gudule. Elle est devenue acceptable et acceptée dans mon environnement. Depuis, elles vivent dans ma maison et je suis heureuse de les regarder ! »
Chrysalide maternelle
Camille Roh
« Ma métamorphose s’est amorcée par l’arrivée d’une petite tornade, il y a dix ans : mon premier enfant. Elle a remis mes croyances et mes principes en question, m’enfermant dans la chrysalide de la maternité. Lentement, je me suis coulée dans ce rôle de mère, liquéfiant mon moi pour mieux le transformer. J’en suis ressortie par l’écriture et l’illustration, dans lesquelles j’essaie de rester proche de la nature et le plus responsable possible. »
Passion nocturne
Hélène Larme
« Six ans que j’ai quitté la grande ville pour la campagne montagnarde, que j’ai troqué un emploi de bureau diurne contre un métier nocturne qui m’offre le loisir d’écouter la hulotte et d’observer la chouette effraie, le renard et le blaireau en plein cœur de la nuit. Six ans que le chant des oiseaux m’accompagne chaque matin et que je guette la mésange bleue, la sittelle torchepot, le bouvreuil pivoine et le pic épeiche sur le rebord de ma fenêtre. N’est-il pas de plus grande joie ? »
Fourgon aménagé
Mickaël Paul
« La vie m’a toujours appris à ne pas me mentir. On peut faire croire ce qu’on veut aux autres, l’essentiel est d’être en accord avec soi-même ! Pour beaucoup, ma métamorphose est un modèle d’échec social. Car bien avant, j’étais commercial dans un grand groupe, avec voiture de fonction, bon salaire... Ce n’était pas moi ! Dorénavant, je vis souvent dans mon vieux fourgon aménagé où j’essaie d’œuvrer pour la nature. Petits moyens, mais ma motivation est sans limites ! Je suis à la bonne place, heureux ! »
Carpe Diem
Myriam Kissel
« Des livres, des livres, des centaines, des milliers, tout autour de moi. Les lire, les étudier, en écrire. Et puis, une tumeur écrase mon cerveau. Je me réveille du coma, je réapprends à lire, à écrire, à compter ; mais mon corps fonctionne toujours. Désormais, ma vraie vie c’est chaque matin, à la fin de la nuit, en forêt où je vais seule et silencieuse. Un renard, un brocard, une biche, une laie et ses marcassins bondissent sur le sentier. Voilà un jour qui valait d’être vécu. »
Faire appel
Julia Barry
« Après douze années passées dans les tribunaux suisses, j’ai décidé de changer complètement de voie pour m’orienter dans une filière où la préservation des forêts, de la faune et de la flore occupe une place importante. J’ai donc démissionné de mon emploi douillet pour me lancer dans une alternance, en France, au sein de l’Office national des forêts afin de pouvoir m’investir activement sur le terrain. »
Gros braquet
Laurent Gautier
« Autant par sentiment d’obligation que par conviction écologique, j’ai choisi de me séparer de ma voiture pour ne plus me déplacer personnellement qu’à vélo, alors que j’habite dans un département rural où les mobilités douces sont très peu développées... Si je suis fier de ce choix, il n’est pas toujours simple à assumer. Le plus dur, c’est de passer pour un ovni dans une société qui tarde à changer collectivement, et d’avoir l’impression d’être le seul à faire des efforts, voire des sacrifices. »
Four musical
Philippe Koerper
« Il y a quatre ans, j’ai déménagé dans un petit village en créant un projet d’habitat partagé avec des amis et mes frères : rénovation slow d’une grange, pose d’une tiny house. En parallèle, nous avons redonné vie à l’école par la création d’un projet alternatif et d’un chœur d’enfants. Et chaque vendredi, je change ma casquette de professeur de saxophone pour celle de boulanger, pour chauffer le four du village avec plus de 120 pains. Des projets humains qui font grandir en tout point. »
Cet article est extrait de la Revue Salamandre
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