© René Gadient

« Construire une cohabitation entre les humains, la nature et les loups »

Jean-Marc Landry est biologiste, éthologue et fondateur de l’Institut pour la Promotion et la Recherche sur les Animaux de protection (IPRA). Il nous éclaire sur l’écologie du loup et sur les moyens permettant d’assurer une cohabitation fonctionnelle entre le pastoralisme et le prédateur, alors que le nombre d'attaques sur des troupeaux est en hausse dans les Alpes et le Jura.

Jean-Marc Landry est biologiste, éthologue et fondateur de l’Institut pour la Promotion et la Recherche sur les Animaux de protection (IPRA). Il nous éclaire sur l’écologie du loup et sur les moyens permettant d’assurer une cohabitation fonctionnelle entre le pastoralisme et le prédateur, alors que le nombre d'attaques sur des troupeaux est en hausse dans les Alpes et le Jura.

Le loup ne cesse d’étendre sa progression en France et en Suisse. Est-ce que cette tendance est liée à une hausse des attaques de troupeaux ?

Le loup continue à recoloniser naturellement les territoires. En Suisse, il y a une hausse d’attaques sur les bovins, et en France elles réaugmentent en effet malgré une période de relative stabilité.

il y a eu récemment des attaques sur les bovins dans le Jura. Est-ce nouveau ?

Il y a des attaques de loups dans les Alpes françaises depuis plusieurs années. Quant au Jura vaudois, cela remonte à 2020, suivi de deux années avec une vingtaine de bovins tués chaque année. Le phénomène a touché le département et le canton du Jura et surtout du Doubs en 2022. Cette hausse s’explique par le fait que les loups s’installent dans des zones d’élevages bovins, et que le menu bétail y est plus rare. Si on s’attendait à observer des attaques sur des bovins, nous avons été surpris par leur fréquence élevée.

Est-ce que s’équiper de chiens de protection et de clôtures suffit à endiguer la prédation ?

Dans le projet CanOvis de l’Institut pour la Promotion et la Recherche sur les Animaux de protection (IPRA), nous avons étudié les interactions entre les loups, les troupeaux et les mesures de protection, essentiellement les chiens de protection des troupeaux. Si nous avons démontré l’efficacité des chiens de protection, il en ressort que de prétendre à aucune perte est illusoire. L’efficacité de la protection des troupeaux dépend de plusieurs facteurs, dont les outils de protection font partie.

Le chien de protection est un outil de protection parmi d’autres et il n’est pas possible d’en mettre partout

A quels facteurs faites-vous référence ?

La qualité des chiens par exemple. Certaines générations sont performantes contre le loup, puis leurs descendants peuvent être moins bons, notamment quand il s’agit de croisements successifs… Il ne faut pas oublier que l’on travaille avec du vivant. La génétique, l’expérience des chiens, le savoir-faire des éleveurs et bergers, les conditions d’hébergement, la conduite du troupeau, le facteur loups, etc. sont des points clés pour diminuer le risque de prédation.

Les politiques souhaiteraient une solution clé en main tel que le tryptique berger, chiens de protection, et parc de nuit. Mais la protection des troupeaux est bien plus complexe que cela, particulièrement avec les bovins et les équins.

D’autres facteurs peuvent également expliquer la variabilité de la prédation au cours des années, comme la localisation du site de rendez-vous (l’endroit où les jeunes attendent les adultes qui partent à la chasse). Sa localisation va dicter les déplacements des loups, car ils doivent régulièrement y revenir pour nourrir les louveteaux. En conséquence, un alpage peut être localisé sur un passage régulier de loups pendant une saison, mais pas forcément l’année suivante. La sécheresse peut aussi avoir un impact, car les brebis se dispersent plus pour chercher de la ressource. C’est donc plus difficile pour le berger de rassembler le troupeau, surtout le soir.

Enfin, il faut tenir compte du facteur loup ! A qui avons-nous à faire ? A un loup de passage, à un couple en installation, à un couple reproducteur avec leurs louveteaux, à une meute composée de plusieurs adultes, etc. Quel est l’intérêt de ces loups pour le bétail ? Est-ce que l’un d’eux saute les clôtures ? Quelles sont leur personnalité et leurs expériences, etc. On devrait dorénavant parler des loups et non du loup.

On sait qu’il faut deux à trois ans pour qu’un chien de protection des troupeaux soit opérationnel. Est-ce que les chiens qui équipent les troupeaux sont bien formés et efficaces ?

Cela dépend des méthodes. Concernant la méthode suisse, ce sont les professionnels qui forment les chiens et il me semble qu’il n’y a pas suffisamment de chien pour honorer toutes les demandes. En outre, nous devrions ouvrir l’élevage et la formation des chiens de protection à d’autres races, parfois mieux adaptés à certains contextes. Cela permettrait également d’en augmenter le nombre. Je donnerais aussi la possibilité aux éleveurs qui le souhaitent d’élever leur propre chiot avec l’aide d’un réseau de professionnels. En France, il y a un peu tout et n’importe quoi. Mais étrangement, il n’y a pas plus d’accidents par morsure qu’en Suisse. Aujourd’hui, un réseau d’éleveurs et de bergers chapeauté par l’Institut de l’élevage conseillent les nouveaux acquéreurs de chiens pendant les deux premières années. Il y a aussi un suivi de la qualité des chiens, du nombre de chiens et un recensement des accidents par morsure. Enfin, l’Institut de l’élevage offre des formations sur les chiens de protection et de conduite. En ce qui nous concerne, nous créons pour l’Etat français des vidéos sur la manière de se comporter face aux chiens de protection.

Le chien de protection est un outil de protection parmi d’autres et il n’est pas possible d’en mettre partout. Par exemple, dans le cadre d’allotements (troupeaux divisés en petits lots), il faudrait 3 chiens par lot, ce qui devient rapidement impossible si vous avez plus de 3 à 4 lots.

L’efficacité d’un groupe de chiens dépend de nombreux paramètres comme la composition du groupe (âge, sexe, personnalité et expérience de chaque chien), de la motivation et la détermination à protéger le troupeau, de la présence d’une femelle en chaleur, etc. Ainsi, on peut penser sur le « papier » qu’un troupeau protégé par trois chiens le sera suffisamment. Mais en réalité, si ces trois chiens sont âgés de 6 mois, de 3 ans ou de 9 ans, ce n’est pas tout à fait la même chose. En outre, ces chiens doivent également travailler dans des zones à forte influence humaine, ce qui peut engendrer des conflits.

Le chien de protection est probablement le type de chien avec lequel notre société est la plus exigeante. Il doit pouvoir travailler seul, prendre des décisions, intervenir en cas de prédation. Ne pas agir s’il s’agit d’un chien en laisse, accepter les activités humaines récréatives, etc.

Le tir en tant que régulation d’une population ne donne pas nécessairement les effets escomptés et peuvent même parfois être contreproductifs.

Les clôtures à moutons sont-elles un autre moyen de protection dissuasif ?

Cela dépend des loups. La majorité d’entre eux ne sautent pas les filets moutons d’une hauteur de 90cm. Une réhausse d’un fil à 1,20 mètre suffit généralement, mais c’est un travail supplémentaire pour l’éleveur et le berger qui est parfois difficilement réalisable. Il existe aujourd’hui des nouveaux filets moutons de 1m10 avec une mise à terre alternée sur les fils du filet, ce qui devrait augmenter son efficacité lors d’un saut et que le loup touche le filet. En ce qui concerne les bovins, il faudrait une clôture cinq fils en High Tensile qui est bien plus coûteuse et difficile à mettre en place. Des expérimentations sont en cours.

Y a-t-il d’autres moyens de protections expérimentés et prometteurs ?

En ce qui concerne le menu bétail, nous avons acquis de bonnes expériences. En revanche, pour les bovins et les équins, c’est une autre paire de manches. Idéalement il faudrait mixer plusieurs outils de protection.

Le premier niveau serait d’éviter que le loup puisse entrer en contact avec le bétail, notamment pour ceux qui sont le plus vulnérable à la prédation comme les jeunes bovins de moins de 12 mois, voire 15 mois. Là où c’est possible, on peut enfermer les bêtes dans une étable, dans un parc de sécurité pour la nuit ou en permanence dans des parcs plus grands adaptés à cet effet.

Le second niveau serait d’utiliser des effaroucheurs statiques. Il s’agit de déstabiliser l’environnement des loups lorsqu’ils s’approchent du bétail. On utilise généralement des lumières (type Foxlight) et/ou des sons émis aléatoirement ou au passage d’un animal. Il y a aussi les turbo fladry, ancienne méthode polonaise de chasse aux loups remis au goût du jour pour protéger le bétail. Il s’agit d’un fil électrifié sur lequel pendent des banderoles de tissu. Pour une raison encore non élucidée, les loups hésitent à franchir ce type de barrière. Les résultats d’essais et de pratiques régulières aux États-Unis et en France sont prometteurs. Mais comme tous les effaroucheurs, ils ne peuvent être utilisée que périodiquement afin d’éviter que les loups ne s’y habituent.

D’autre part, les effaroucheurs mobiles sont ceux qui peuvent suivre le troupeau comme les chiens de protection des troupeaux. C’est l’effaroucheur le plus efficace.

Le troisième niveau serait de modifier le comportement prédateur des loups en leur apprenant qu’attaquer le bétail peut avoir des conséquences négatives. Il s’agit de créer un apprentissage par association « bétail = danger ». L’une des méthodes consiste à tirer des balles en caoutchouc lorsqu’un loup s’approche du bétail tout en s’assurant qu’il fasse bien le lien avec le bétail (et non autre chose). Si cette méthode demande encore à être éprouvée, des essais en Italie et dans le Parc national de Yellowstone ont donné des résultats prometteurs.

Le quatrième niveau serait de « tirer le bon loup au bon moment ». Parfois, c’est un individu qui peut poser un problème et l’éliminer peut aider à faire baisser la pression de prédation et apaiser les tensions sur le terrain. Cependant, on devrait considérer le tir d’un loup comme un outil de protection faisant partie d’une panoplie d’autres outils. Le tir en tant que régulation d’une population ne donne pas nécessairement les effets escomptés et peuvent même parfois être contreproductifs.

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Les loups recolonisent d'abord les territoires montagneux en Suisse et en France.

© Bruno D'Amicis

Le risque zéro ne peut donc pas exister malgré les protections ?

Il faudrait dorénavant considérer la prédation comme un aléa naturel dont on peut gérer le risque, tout en concédant qu’il ne sera jamais nul. L’idée est de le limiter au maximum. L’efficacité de la protection des troupeaux dépend de beaucoup de facteurs, dont le loup lui-même.

Le tir létal d’un individu présentant un comportement problématique est-il efficace ?

Les résultats de la thèse de doctorat d’Oksana Grente à l’université de Montpellier portant sur l’impact des tirs de loups sur l’évolution des constats de dommages, démontrent que les effets des tirs dépendent de la localisation (région), des tirs, et de la période de l’année. Dans certains cas, il n’y a eu aucun effet et dans d’autres, une diminution ou une augmentation. L’efficacité des tirs semblent également limitée dans le temps. Une des conclusions de cette recherche est qu’il s’agit d’un sujet très complexe et que l’on ne peut pas tirer de conclusions hâtives et surtout que cela mériterait de poursuivre ce type de recherche pour améliorer notre compréhension des effets à long terme des tirs.

Vous avez déclaré que les cadres légaux de protection du loup ne permettent pas de mener des tirs létaux judicieusement, qu’en est-il aujourd’hui ?

En effet, il faudrait que le cadre légal nous permette de tirer le bon loup au bon moment. Or, le cadre légal protège toujours le couple reproducteur par peur de déstructurer la meute (ce qui être effectivement le cas comme le montre une méta-analyse dans 37 % des cas).

Le tir serait plutôt un outil politique, qui n’est pas vraiment pensé pour diminuer les dommages. D’ailleurs, dans l’Ordonnance sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages Suisse (OChP), le terme de régulation est toujours utilisé. On part de l’hypothèse que le nombre de dommages est corrélé au nombre de loups, or ce n’est pas nécessairement le cas. Certaines meutes et certains loups attaquent peu les troupeaux. On ne peut pas déterminer une population de loups par la somme des individus qui la compose. Mais plutôt par les relations entre les individus d’une meute, les relations entre les meutes, entre la présence de loups satellites et la meute, des loups disperseurs, etc. A nouveau, nous entrons dans la complexité. Jusqu’à présent, l’OChP a protégé le couple reproducteur en axant les tirs sur les louveteaux pour éviter justement tous effets secondaires indésirables. Mais l’élimination de louveteaux ne va pas aider à diminuer les dommages. L’OcHP est en train d’évoluer pour essayer de s’adapter à l’augmentation des dommages, notamment sur les bovins. Mais cela reste des mesures pas toujours applicables sur le terrain. Je pense que pour que le tir d’un loup soit le plus efficace possible, cela exige de bien connaître les loups sur un territoire donné, mais cela demande aussi un certain coût en temps et financier…

Il ne faut jamais oublier que les loups sont les premiers animaux à avoir été domestiqués y a 20 000 ans

En Europe, le loup reste toujours protégé par la Convention de Berne et la Directive Habitat. Pourtant, un pays comme la France autorise le prélèvement jusqu’à 19 % de sa population de loups. Ainsi, plus il y a de loups, plus on peut en tirer et ceci à n’importe quelle période de l’année (contrairement à la Suisse). Dans notre étude CanOvis, nous avons démontré que les loups vivent dans le système pastoral et qu’ils ne sont pas là uniquement pour s’attaquer aux troupeaux.

Tirer le bon loup au bon moment signifie de connaitre les loups et le terrain. Aujourd’hui, on fait de plus en plus du terrain à distance grâce à des outils connectés et peu de personnes ont une réelle connaissance des loups qu’ils doivent tirer. Mais à leur décharge, ils n’ont pas le temps et les moyens de faire un suivi local des loups comme nous le faisons.

Est-il vrai que le loup ne craint plus l’humain et qu’il faut lui réapprendre un principe de réciprocité ?

Cette histoire de réciprocité vient d’une thèse de doctorat qui interroge la relation des Kirghizes aux loups. L’un des concepts est basé sur le postulat que les loups s’approchent des villages, car les habitants ont abandonné les fusils et ne pourraient plus tenir les loups à distance. Le loup n’aurait donc plus peur de l’homme. Mais on oublie de dire que les loups descendent vers les villages parce qu’ils y trouvent de la nourriture, généralement les troupeaux ovins. On rencontre le même phénomène sous nos latitudes lorsque les loups suivent les migrations altitudinales des cerfs qui par la même occasion se trouvent plus proche des villages et exploitations agricoles pendant la période hivernale.
Il ne faut jamais oublier que les loups sont les premiers animaux à avoir été domestiqués y a 20 000 ans probablement en s’approchant de campements humains pour récupérer des déchets carnés. Les loups, surtout les jeunes, sont des animaux curieux qui vivent dans un paysage dominé par l’humain et sont donc depuis petits habitués à croiser des infrastructures humaines.

Une étude de l’OFB sortie en 2021 recense les interactions des loups avec des humains depuis 1993. Elle montre qu’il n’y a pas d’habituation des loups et ne recense que dix cas pouvant être qualifié de comportement agressif sans pour autant déplorer d’accident. La réciprocité est donc un concept qui dévoile une incompréhension de l’écologie du loup dans le système pastoral. Les tirs de loups ne semblent pas favoriser un tempérament particulier des loups au détriments d’autres. En outre, un loup mort ne peut pas apprendre ou transmettre une expérience traumatisante. Il existe des exemples de meutes qui reviennent sur les lieux le jour après qu’un des leurs ait été tiré. Ce type d’exemple suggère qu’ils ne font pas de corrélation entre une détonation, la présence d’un humain, et la mort d’un des leurs. En revanche, une expérience traumatisante (due à une douleur par ex.) peut engendrer un apprentissage par association. Le loup peut ainsi probablement transmettre une information aux autres membres du groupe (apprentissage social). Certaines directives qui préconisent de tirer des louveteaux en présence d’adultes pour leur inculquer une méfiance du bétail sont donc un non-sens.

Pourquoi la cohabitation semble-t-elle meilleure à l’étranger ?

En Italie et en Espagne, le loup n’a jamais disparu, à l’inverse de la France et la Suisse. Dans ces pays l’économie n’est pas la même. La France a la particularité d’avoir des troupeaux dehors toute l’année, notamment dans le Sud. Il est vrai qu’en Italie, la culture est un peu différente. Pour beaucoup de bergers, le loup a toujours été là et fait partie de l’environnement, même si des loups sont braconnés. En revanche, dans les régions où les loups avaient disparu, l’importance des conflits est partout identique, et génèrent les mêmes émotions et les mêmes questionnements quant à l’avenir de la profession.

J’ai l’impression qu’en France, le retour des loups a été mal géré dès le départ et qu’il existe depuis une méfiance du monde agricole envers l’Etat, et envers certains de ses représentants comme l’OFB. Dans ce débat sur le loup, certaines affirmations comme quoi les phénomènes de "tuerie de masse" sont le fait de chiens divagants, n’a pas aidé à calmer les esprits. Je constate souvent que les différents acteurs concernés par les loups ne se connaissaient pas nécessairement et ne se comprennent pas, même quand ils partagent les mêmes idées.

La France dépense entre 25 et 35 millions d’euros par an en mesures de protections, comment cela peut se passer aussi mal ?

Je pense qu’il n’y a pas assez de suivi des mesures de protection qui sont en place, et que les loups continuent de coloniser de nouvelles zones. Malheureusement, il y a surtout un manque d’anticipation. Par exemple, nous avions essayé de monter un projet pour aider des éleveurs à protéger leurs troupeaux en Creuse. Ce fut un échec, car l’Etat et certains milieux agricoles ont tout fait capoter…En outre, adopter des mesures de protection dans une nouvelle zone de colonisation pose un sacré dilemme, car protéger son troupeau signifie également que l’on donne une chance aux loups de s’installer. Cela peut créer des tensions entre éleveurs. Et les loups finissent toujours par s’installer. Le Valais est en bon exemple, on voulait se débarrasser du loup dès son retour en 1995 et aujourd’hui, le canton compte 8 meutes, 8 couples et 80 loups…

Vous parlez d’anticipation, en France : le Plan national d’actions sur le loup 2018-2023 subventionne les outils de protection pour les territoires classés en "cercle trois". N’est-ce pas trop tard ?

Ces histoires de cerclages sont un non-sens, car on peut être en cercle un une année (quand la prédation est avérée) et l’année d’après en cercle deux (prédation probable) ou trois (zone possible d’expansion). Ces changements peuvent entraîner un arrêt des subventions des mesures de protection.

Si les éleveurs souhaitent protéger leurs troupeaux des loups, il faut les soutenir : c’est une question sociétale, même si cela doit coûter des millions. Une société qui veut des grands prédateurs doit aider ceux qui subissent leur présence. C’est aussi le rôle de chaque pays de participer à la conservation des espèces, de la biodiversité et de ses écosystèmes. L’élevage raisonné et les grands prédateurs y contribuent tout deux.

Comment peut-on enfin se diriger vers une cohabitation apaisée entre le loup et le pastoralisme ?

Le premier point, ça serait d’apprendre à connaître l’autre. Le loup est un révélateur de notre relation au pastoralisme et à notre environnement. Je pense qu’il faut privilégier les petites structures à dimension humaine et acheter local quand cela est possible. Je préconise toujours la voie du milieu, c’est-à-dire sortir des extrêmes pour construire ensemble une cohabitation entre les humains, la nature et bien entendu les loups…Réussir à cohabiter avec une espèce aussi emblématique et conflictuelle me donne l’espoir de réussir à ralentir le changement climatique, la chute des écosystèmes et de leur biodiversité.

Couverture de La Salamandre n°276

Cet article est extrait de la Revue Salamandre

n° 276  Juin - Juillet 2023
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