Sauve qui pique !

Pour venir en aide aux hérissons blessés, malades ou orphelins, l’association valaisanne Sauve qui pique ne compte pas ses heures.

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Bébé hérisson en centre de soin
© Jean-Jérôme Montricher
hérisson soigné
© Jean Hauss

Tout a commencé par un hérisson qui toussait énormément. « Il avait pour habitude de se promener dans notre jardin. Je me suis demandé comment lui venir en aide, mais pas moyen de trouver un centre de soins en Valais », se souvient Florence Morciano. La diététicienne s’entiche de cet animal populaire. En 2016, elle fonde l’association Sauve qui pique, basée à Saillon (VS).

Blessés, malades ou orphelins, les hérissons mal en point arrivent en nombre. Ils sont amenés par des particuliers, des vétérinaires, la police ou les gardes-faune. « Entre mai et septembre, on nous contacte tous les jours pour prendre en charge des animaux en détresse. En deux ans, nous avons soigné plus de 250 animaux. La plupart ont pu être remis en liberté. »

Le premier geste essentiel, c’est de le mettre au chaud

abri pour hérisson

Sous son armure de piquants, le hérisson est terriblement démuni face aux dangers de notre époque. Intoxication aux produits de sulfatage, rencontre malheureuse avec une débroussailleuse, accident de la route. Autant de menaces auxquelles il est confronté.

Que faire si l’on rencontre un hérisson en souffrance ? « Le premier geste essentiel, c’est de le mettre au chaud. Dans une cage ou une boîte en carton avec une bouillotte et une couverture chaude. Même en plein été, il peut vite tomber en hypothermie », indique la bonne samaritaine. Ensuite, appelez une association ou un centre de soins pour demander conseil. Selon l’âge et l’état du hérisson, les soins diffèrent. « A un adulte, il faut donner une écuelle d’eau et des croquettes ou de la pâtée pour chat. Dans le cas d’un jeune, mieux vaut s’abstenir de le nourrir sans l’aide d’un connaisseur. Vous risquez de lui faire plus de mal que de bien », ajoute-t-elle.

Pour prendre soin de ses pensionnaires qui ne manquent pas de piquants, Florence Morciano peut compter sur la précieuse aide de familles d’accueil qui les hébergent, même s’ils restent légalement sous la responsabilité de l’association. « Ces bénévoles s’engagent à respecter une charte longue comme le bras, précise la Valaisanne. Ces hérissons ne doivent absolument pas devenir des animaux domestiques. »

Et la tâche n’est pas si facile : nettoyage des plaies, pesée, biberonnage des plus petits toutes les deux heures, visites chez le vétérinaire. Le tout en respectant le rythme de vie nocturne de l’animal. Cela demande un investissement conséquent, en temps comme en argent. Des aides matérielles ou financières sont les bienvenues pour soutenir l’association Sauve qui pique. Il est par exemple possible de parrainer un hérisson, de bricoler des abris, de faire des dons ou de devenir famille d’accueil.
Plus d’infos sur http://www.herissons.ch.

En Provence, l’association Nacicca défend les espaces naturels.

Couverture de La Salamandre n°246

Cet article est extrait de la Revue Salamandre

n° 246  juin - juillet 2018
Catégorie

Écologie

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