Que se cache t-il derrière l’allure « extraterrestre » du poulpe ?
Le poulpe ressemble davantage à un alien qu'à un animal qui fréquente les littoraux européens. On décortique son anatomie très particulière.
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Imaginez un instant qu’un astronaute rentre d’une mission très lointaine et rapporte avec lui la description d’une forme de vie extraterrestre. Un être tout en tête et en pattes, sans silhouette précise, capable d’étendre ses membres en étoile ou de se faufiler dans un trou de quelques centimètres. Sa couleur ? Indéfinissable et changeante elle aussi. Et quand l’astrobiologiste décrit son anatomie, vous n’en croyez pas vos yeux ni vos oreilles ! Neuf cerveaux, trois cœurs, huit bras, un sang bleu, des centaines de ventouses et un regard caprin. Et si l’humain en combinaison était tout simplement un plongeur remontant à la surface après une apnée en bord de mer… ? Poulpe fiction ?
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Bras
Ventouses
Bec
Cerveau central
Yeux
Crâne
Glande à venin
Jabot
Siphon ou entonnoir
Glande digestive
Estomac
Cavité palléale
Poche du noir ou sac à encre
Relique de coquille
Cœurs branchiaux
Cœur systémique
Gonade
Branchies
Muscles
Illustration : Cyril Girard
« Ces gens-là »
“« Il faut regarder vers la mer. Elle a été le berceau de la vie et elle sera peut-être un jour ou l’autre le refuge de la vie. Soit que des animaux terrestres réussissent à retourner à l’eau, soit que des animaux marins décident un jour, une nouvelle fois, d’inventer la respiration pulmonaire. Et alors, le groupe auquel je pense le plus, ce sont les céphalopodes. C’est un groupe étonnant à beaucoup d’égards, au point de vue de son anatomie : des organes et des sens extraordinaires, presque un crâne, du cartilage, un psychisme déjà extrêmement développé… Mais le jour où ces gens-là inventeraient la respiration pulmonaire, d’une part et, d’autre part, trouveraient le moyen de préserver leurs œufs contre la dessiccation, ils pourraient débarquer et ça changerait beaucoup de choses dans l’avenir de l’évolution biologique. »
„
Théodore Monod, 1982
Cet article est extrait de la Revue Salamandre
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