Ji-Young Demol Park: « le bouleau est un compagnon de création »
Tandis que ses pinceaux et bambous dansent sur le papier pour rendre hommage au bouleau, l’artiste sud-coréenne Ji-Young Demol Park nous invite à ralentir et contempler. Alors, dans le blanc de ses œuvres s’évade l’imaginaire…
Tandis que ses pinceaux et bambous dansent sur le papier pour rendre hommage au bouleau, l’artiste sud-coréenne Ji-Young Demol Park nous invite à ralentir et contempler. Alors, dans le blanc de ses œuvres s’évade l’imaginaire…
« Il y a quelques années, au détour d’une randonnée, mon regard s’est arrêté sur des troncs de bouleaux. Comme un éclair, un souvenir d’enfance a surgi : je me suis revue toute petite, envahie par cette sensation d’émerveillement face à ces troncs qui semblaient s’étirer vers l’infini. À partir de cette réminiscence, j’ai réalisé mes premières esquisses.
Au gré des rencontres dans ce vaste atelier et lieu d’exploration qu’est pour moi la nature, je me suis attachée à celui qui deviendra un véritable compagnon de création. C’est lui qui initie le travail par un appel instinctif, quand une posture ou un jeu de lumière capte mon regard. Pour moi, le bouleau incarne à la fois la fragilité et une force silencieuse.
Dans mon pays natal, cette essence très présente dans les régions de montagne – mon autre sujet de prédilection – est appréciée pour sa symbolique de pureté, de renouveau et de résistance face aux conditions adverses. Comme moi, de nombreuses personnes y trouvent un espace de contemplation et de sérénité.
À travers mes encres, j’espère transmettre ma fascination et éveiller cette sensibilité, parfois endormie, devant la beauté de la nature. « Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles, mais uniquement par manque d’émerveillement », disait si justement Gilbert Keith Chesterton. »
Qui est Ji-Young Demol Park ?
L'artiste sud-coréenne installée dans les Alpes depuis plus de vingt-cinq ans a développé un langage pictural qui a pour thématique essentielle la nature, et dont l’expression se situe à la croisée de ses origines asiatiques et de l’Occident où elle a posé ses cartons à dessin. Elle emploie la technique du lavis, qui consiste à diluer une couleur pour en révéler une multitude de nuances. Les pigments marron proviennent du brou de noix, les autres coloris de l’aquarelle et de l’encre. Des tracés vigoureux au calame, un bambou taillé et trempé dans l’encre, donnent naissance aux branches. Ces techniques, simples en apparence, exigent un geste à la fois instinctif et maîtrisé.
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Cet article est extrait de la Revue Salamandre
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