© Julie Gervais

De quoi la peau des poissons peut-elle être recouverte ?

Non, les poissons ne sont pas tous couverts d’écailles ! Leur peau peut être nue, équipée d’une cuirasse osseuse ou recouverte de sortes de dents. Des enveloppes parfaitement adaptées aux contraintes de leur habitat, en mer comme en eau douce, à toutes les profondeurs.

Non, les poissons ne sont pas tous couverts d’écailles ! Leur peau peut être nue, équipée d’une cuirasse osseuse ou recouverte de sortes de dents. Des enveloppes parfaitement adaptées aux contraintes de leur habitat, en mer comme en eau douce, à toutes les profondeurs.

3 questions à Juan Ignacio Montoya-Burgos

Chercheur au Département de génétique et évolution de la Faculté des sciences de l’Université de Genève.

Pourquoi certains poissons ont-ils des écailles alors que d’autres non ?

Question d’évolution. Le premier vertébré pourvu d’un squelette minéralisé arborait une carapace d’os et de tissus dentaires. On pense que la machinerie génétique à l’origine de cette armure a migré vers la bouche pour former des dents sur les mâchoires. Seuls les requins et les autres poissons cartilagineux ont probablement gardé cet exo-squelette sous forme d’écailles placoïdes. Les autres ont perdu cette structure au profit d’une couverture écailleuse.

Comment apparaissent la peau nue et les plaques ?

L’ancêtre de la majorité des poissons (ceux qui ont des nageoires rayonnées) possédait des écailles, il y a plus de 420 millions d’années. La plupart de ses descendants les ont conservées. Mais certaines lignées les ont perdues, totalement ou en partie, à différents stades de l’évolution. Lors de perte totale, les écailles ne semblent pas pouvoir être récupérées. En revanche, les espèces nues ont parfois développé des plaques osseuses dermiques.

L’habitat conditionne-t-il le type de peau ?

C’est plus compliqué. Nous avons découvert qu’au cours de l’évolution, plusieurs espèces sans écailles ont quitté la colonne d’eau pour le fond où leur peau nue s’est révélée avantageuse. Peu sont remontées, même lorsque certaines ont gagné des plaques osseuses. C’est donc grâce à la mutation des structures protectrices de la peau que des familles de poissons ont colonisé de nouveaux environnements et se sont diversifiées, en eau douce comme en eau salée.

Couverture de La Salamandre n°269

Cet article est extrait de la Revue Salamandre

n° 269  Avril - Mai 2022
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