Club de rencontres de couleuvres
A l’arrivée du printemps, les couleuvres ne pensent qu’à une chose : l’amour. Leurs ébats expliqueraient-ils leur rendez-vous annuel ?
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Cerf, grenouille, grand tétras, coccinelle : la liste des animaux qui convergent vers un seul lieu pour la saison des amours est longue. Et si, tout simplement, les couleuvres faisaient comme eux ? Pas facile de le savoir, car même en présence de nombreux individus, les noces, muettes, passent inaperçues. Mais heureusement, quelques indiscrétions ont filtré.
Faire sa cour…
A peine sortis d’hivernage, début avril, les mâles n’ont qu’une idée en tête : trouver une partenaire pour s’accoupler. Ils arpentent lisières et talus à proximité des lieux d’hivernage, en quête des phéromones déposées sur le sol par les femelles. Ou dans l’espoir d’en apercevoir une au bain… de soleil.
Les mâles se réveillent en général une à deux semaines avant les femelles. Souvent, ils repèrent grâce à l’odorat la cache de leur partenaire encore endormie, et attendent en surface qu’elle se réveille.
... des heures durant
Plus petits, les mâles se retrouvent fréquemment en surnombre autour de la femelle. Ils ne se livrent pas de combats violents comme le font ceux de la couleuvre d’Esculape. Mais il y a toujours quelques bousculades où chacun tente sa chance.
L’heureux élu s’adonne à une cour empreinte de douceur et de délicatesse. Il explore le corps de la femelle en effectuant des mouvements de balancier avec la tête. Les deux corps glissent l’un sur l’autre, puis s’enroulent. Ils s’immobilisent enfin : l’accouplement a lieu. Il durera plusieurs heures.
Amours dispersées
A en croire les observations des biologistes qui ont suivi les couleuvres du Seeland (voir notre article), les ébats des serpents se sont poursuivis loin des regards indiscrets. Mais une chose est sûre : nos couleuvres femelles se sont peu déplacées à cette occasion; elles sont même restées à proximité de leurs abris d’hiver respectifs. Si ce n’est l’amour, serait-ce la faim qui les pousse vers le toujours inexpliqué lieu de réunion ? Réponse dans notre article.
Amours piquantes
Les organes copulateurs des serpents sont doubles. Un mâle possède donc deux hémipénis logés de part et d’autre de la base de la queue. La croyance selon laquelle il pousserait soudain deux pattes aux serpents vient de là, car les hémipénis jaillissent à l’extérieur lors de l’accouplement. L’un d’eux est introduit dans le cloaque de la femelle et s’y maintient grâce à des épines charnues. A défaut de pattes, griffes ou bec, au moins des épines pour faire durer l’étreinte.
Retrouvez la totalité du dossier consacré à la couleuvre à collier : Un serpent ! Sauve qui peut ?
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Cet article est extrait de la Revue Salamandre
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