3 choses à savoir sur les grues cendrées
Grandes amatrices de maïs, ancêtres vieux de 60 millions d'années... quelques faits surprenants sur les grues cendrées.
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Repéré ? C’est acté !
Le plus grand échassier d’Europe – plus de 1,20 m de haut et 2,20 m d’envergure – est pourtant insaisissable. Très farouche, la grue tire parti de la vie de groupe pour multiplier les paires d’yeux attentifs. Elle adopte les milieux dégagés pour repérer à temps le moindre mouvement suspect grâce à son excellente acuité visuelle. Sa distance de fuite, 300 m en moyenne, peut atteindre 1 km dans ses sites de nidification. Elle se montre plus confiante à côté des humains de passage qui l’ignorent et qui restent sagement sur les chemins. C’est probablement grâce à son sens de l’observation et sa sociabilité qu’elle peut se permettre de bavarder à tue-tête.
Parenté ? C’est raté !
Malgré les apparences, les grues sont proches parentes de la foulque, des râles et des marouettes. Ces oiseaux liés aux milieux humides sont classés dans l’ordre très ancien des gruiformes, qui remonterait à 60 millions d’années selon les fossiles. Si les grues ressemblent davantage à d’autres grands échassiers comme les hérons, cigognes ou aigrettes, c’est en raison d’une convergence évolutive. Leurs lignées ont développé chacune de leur côté des longues pattes et un long cou pour répondre de manière optimale aux mêmes contraintes de vie : se nourrir les pieds dans les hautes herbes ou dans l’eau, tout en restant vigilant grâce à un périscope efficace.
Manger ? C’est gagné !
Omnivores par nature, les grues sont essentiellement végétariennes en période hivernale. Dans les zones de gagnage, qui sont parfois distantes de 20 km des dortoirs, elles prélèvent graines, tubercules, racines ou herbes. Ces opportunistes tirent notamment parti des résidus de récolte, maïs en tête. Le grain doré peut représenter jusqu’à 96 % de leur régime ! En fin d’hiver, les gourmets au long bec viennent parfois se servir dans les champs fraîchement semés d’orge ou de blé, créant localement des conflits avec le monde agricole. Leur ration quotidienne peut grimper à 300 g en période migratoire, l’équivalent d’une tasse à thé remplie de graines.
Cet article est extrait de la Revue Salamandre
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