Tableau de bord d'une libellule
Les libellules peuvent faire des pointes à 36 km/h alors que la vitesse d'un frelon ne dépassera pas 22 km/h. Autre performance: leur vitesse ascensionnelle atteint 1,5 m par seconde. Les autres insectes volants ne dépassent pas 0,4 m/s.

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Libellules, les filles de l’air

Mécanique de précision

Le nec plus ultra en matière de vol ! Le top dans les concours de voltige. C'est bien entendu la libellule. Démonstration.

Auteur

Fleur Daugey



Le nec plus ultra en matière de vol ! Le top dans les concours de voltige. C'est bien entendu la libellule. Démonstration.

Le vol des libellules est paradoxalement si peu spécialisé qu'il autorise des acrobaties aériennes d'une extrême diversité. Ce qui n'est pas le cas de la majorité des autres insectes. L'invention de l'hélicoptère doit beaucoup à l'étude de leurs prouesses. La structure des ailes a inspiré certaines caractéristiques des pales des rotors. Les aptitudes de l'engin à voler sur place ou à reculons ont aussi été empruntées à l'insecte. Mais d'autres recettes du vol des odonates demeurent encore inaccessibles à la technologie humaine, comme certaines torsions ou modifications de la voilure.

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Insérées séparément sur le thorax, les ailes antérieures et postérieures peuvent être actionnées de manière indépendante. C'est notamment cette particularité primitive qui leur offre tant d'options de vol.

Le pterostigma est une zone plus épaisse et souvent sombre qui permet de garder les ailes en place et flexibles. Sinon, elles battraient comme un drapeau dans le vent.

Le nodus permet la torsion de la partie distale de l'aile, soit sa moitié extérieure.

En vol, les pattes sont repliées sous le thorax à la manière d'un train d'atterrissage.

Au niveau du cou, les libellules possèdent un mécanisme unique chez les arthropodes. Il permet à la tête de rester non seulement immobile en vol, mais aussi de bouger indépendamment du thorax.

Détails de l'aile d'un orthétrum réticulé
Détails de l'aile d'un orthétrum réticulé

Les nervures des ailes sont propres à chaque espèce et permettent de les reconnaître à coup sûr. Encore faut-il les placer sous la loupe binoculaire... Ici, un orthétrum réticulé.

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Libellules, les filles de l’air

Couverture de La Salamandre n°210

Cet article est extrait de la Salamandre

n° 210  Juin - Juillet 2012
Catégorie

Biodiversité

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